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Arrivée dans l'île

Le cirque de Salazie

Faune et Flore

Mafate

Le Volcan

Le Grand Bassin

Jardin des épices et des parfums

Stella Matutina

L'Eden et l'esclavage

Une île ensoleillée

Notre visite à la Réunion
par Andrée DOLE


ARRIVEE DANS L'îLE

    23 novembre 1998. Il fait froid en France, à Paris les caniveaux sont gelés et il faisait moins sept degrés ce matin à Anchais. Dans l'avion c'est déjà l'été austral, les gens vont vers le soleil et le savent. Nous discutons avec Jacqueline, notre voisine, qui se partage entre la France, où sont ses enfants, et Madagascar où elle travaille avec son mari. Nous nous arrêtons sur l'aéroport de Tananarive et sentons déjà le soleil qui brûle la terre grillée de cette lie que tous disent inégalable dans son envoûtement pour les occidentaux en mal de nature vierge.

     En sortant de l'avion à Saint Denis, Chef-lieu du département Réunion (France), c'est le soleil des tropiques qui nous accueille dans la chaleur de la mi-journée. Hélène Martin nous attend avec un panneau DOLE, à la main. C'est agréable de se sentir accueilli, même si l'on ne se connaît pas encore. Elle nous emmène sur les hauts de la ville, dans sa maison des tropiques.

     Le jardin nous accueille avec ses parfums entêtants. Le frangipanier croule sous les fleurs odorantes et l'alamanda dessine de jolies fleurs trompettes jaune d'or. Nous allons d'arbre en arbre. Un régime de bananes attend de jaunir, les fleurs d'orchidées jaunes semble bien fragiles et le pantouflier, cactée à petites fleurs rouges accueille les oiseaux gourmands. Justement un cardinal tout rouge vole près de là pour nous dire sa joie de vivre pendant que nous mangeons sous la varangue (terrasse couverte) et les quatre chats se laissent caresser.

     Nous récupérons notre nuit blanche par une petite sieste bienvenue, et le soir nous faisons connaissance de Gilbert et d'Aurélie, jeune fille de la famille puis de Luna, fille de voisine qui dîne avec nous ce soir. Dans le ciel étoilé, la lune semble avoir changé de côté, nous sommes bien dans l'hémisphère sud. Malgré la nuit qui tombe tôt sous les tropiques, la chaleur reste constante. Les margouillats poursuivent les moustiques et une araignée géante appelée babouk, fait son délice des cafards, c'est pourquoi elle a droit de cité dans la maison malgré son aspect impressionnant.

     Nos hôtes nous parlent de leur île, pendant le repas créole à base de riz qui ici remplace avantageusement le pain, et nous goûtons l'ananas, délicieux et juteux à souhait, fruit de l'île.